Travaux d'intérêt général pour 3 jeunes ayant vandalisé des caméras de vidéoprotection à Charleville-Mézières

par Candide Blomme

Le 30 mai, en soirée, deux mâts métalliques de vidéoprotection étaient partiellement sectionnés à l'aide d'une disqueuse, rue des Mésanges et rue du 11 Novembre, à la Ronde Couture. Le lendemain, lundi 31 mai, les auteurs revenaient sur les lieux et achevaient leur travail en finissant de sectionner et mettre au sol ces deux mêmes mats. En parallèle, ils incendiaient des containers à poubelle sur la chaussée, afin d'empêcher l'intervention des secours. Pour ces faits, 5 personnes étaient interpellées. Si l'un d'eux était mis hors de cause, les 4 autres étaient déférés devant le Parquet. L'un des mis en cause, mineur né en 2003, a été présenté à un juge des enfants en vue de sa mise en examen. Les 3 derniers, Erik, Roy, et Sullivan, âgés de 19 et 20 ans, étaient jugés en comparution immédiate ce mercredi après-midi, pour les faits de dégradations aggravées par 2 circonstances (en réunion et sur des biens d’utilité publique), passibles de 7 ans de prison, et pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit, passible de 5 ans d'emprisonnement. A la barre, les 3 jeunes gens expliquaient qu'il s'agissait d'une « commande », refusant de donner le nom de leur donneur d'ordre. Roy, ayant un casier vierge, Erik, 2 mentions au casier et Sullivan, une mention, ont finalement été condamnés à 210 heures de travail d'intérêt général. Une peine requise par le Procureur de la République, Laurent de Caigny, qui nous explique le sens de cette peine