Magali Josse, nouvelle procureure de la République
Quelle sera votre politique pour les Ardennes ?
D’abord je vais poursuivre la politique pénale de fermeté en matière de lutte contre les violences intrafamiliales qui représentent un enjeu de délinquance, de protection des victimes, au sein de ce département. La juridiction s’est engagée de façon dynamique par le nombre de BAR (bracelets anti rapprochements) qu’elle a déjà déployés - nous sommes à plus de 100 BAR -depuis la mise en œuvre de ce dispositif. C’est un véritable engagement de la juridiction.
Ensuite je serai attentive à toutes les formes de violences physiques commises au préjudice des personnes et également aux atteintes aux biens sériels qui créent aussi pour les victimes des préjudices qui peuvent être importants.
Quel est votre mode de travail ?
Trois choses : humilité, enthousiasme, détermination. C’est ainsi que je vais travailler avec les forces publiques, les administrations, les élus, la presse, nos voisins de Namur. Je vais apprendre à connaître les partenaires. Je vais les rencontrer de façon régulière dans les prochaines semaines.
Dans la magistrature, quelle est votre préférence ?
Je suis un magistrat qui a l’ADN parquet. J’ai toujours exercé mes fonctions dans des parquets, en qualité de substitut ou de vice-procureur de la République sur des ressorts différents. J’ai à cœur de mener une direction d’enquêtes avec les forces de police nationale et de gendarmerie nationale. Une direction d’enquêtes efficaces afin de garantir la sécurité des concitoyens, et faire en sorte que la loi soit bien appliquée.
Vous venez de prendre votre premier poste de Procureure de la République. Comment ressentez-vous ce changement professionnel ?
Devenir procureure de la République au tribunal judiciaire de Charleville-Mézières est un grand honneur, et la première femme à occuper ce poste est une fierté. J’ai à cœur de découvrir les enjeux pour ce département, en termes de phénomène de la délinquance, de prévention de la délinquance, pour pouvoir assurer un service de qualité au sein de ce département que je vais apprendre à découvrir.
Avant de venir dans les Ardennes, quelles ont été vos responsabilités ?
Mes premiers postes, je les ai occupés dans des juridictions de la cour d’appel de Douai, avant de rejoindre des juridictions plus importantes, Créteil, Paris. Toujours comme parquetière. J’ai une appétence pour la communication judiciaire et les relations avec la presse. Pendant quatre ans j’ai exercé des fonctions de chargée de communication. Je sais que le rôle des médias pour faire connaître la justice est essentiel, notamment pour apporter un éclairage sur notre action. Ainsi, je compte bien occuper toute ma place dans la relation avec la presse.