Crise de l'eau dans les Ardennes, le Député Jean-Luc Warsmann saisit la justice et s'en explique
Depuis le 10 juillet, une interdiction de consommation d'eau du robinet est en vigueur dans 12 communes des Ardennes en raison de la présence de PFAS, des polluants éternels nocifs pour la santé. Cette mesure, annoncée par un arrêté préfectoral et confirmée par l'Agence Régionale de Santé du Grand Est, a provoqué une réaction immédiate et vigoureuse de la part du député Jean-Luc Warsmann.
Une situation alarmante
Les communes concernées par cette interdiction sont Villy, Malandry, Blagny, Linay, Haraucourt, Bayonville, Beffu-et-Le-Morthomme, Landres-et-Saint-Georges, Thenorgues, Imecourt, Verpel et le Hameau de Sivry (Buzancy). La pollution pourrait être liée à l'épandage de boues papetières sur des parcelles agricoles situées près des captages d'eau potable. Ces boues contiendraient des PFAS, et des investigations sont en cours pour confirmer cette origine, qui ne fait plus vraiment de doute.
Selon la législation, les boues contaminées auraient dues être enfouies, comme l'explique Jean-Luc Warsmann, au micro de Radio 8
Réaction immédiate de Jean-Luc Warsmann
Dès le 3 juillet, Jean-Luc Warsmann, député de la 3ème circonscription des Ardennes, a exprimé sa colère et sa sidération face à cette situation. Il a saisi le procureur de la République pour qu'une enquête soit ouverte afin de déterminer les responsabilités de cette contamination. Dans une démarche proactive, il a également écrit au Préfet pour réclamer les plans d'épandage de ces boues, mettant en risque tous les captages situés dans les communes concernées.
Jean-Luc Warsmann, Député de la 3ème circonscription des Ardennes
En parallèle, le Député Warsmann a contacté l'Agence Régionale de Santé (ARS), l'Agence Rhin-Meuse, et le Directeur de l'Eau, de la Biodiversité et du Climat de la Région Grand Est. L'objectif de ces démarches est de requérir une analyse des aides possibles pour les communes concernées et les travaux à étudier pour résoudre cette crise : « Connexion du réseau d'eau potable de Villy, auquel est relié le réseau de la Ferté-sur-Chiers, avec Olizy-sur-Chiers, test d'installation d'une station d'épuration par charbon actif à Malandry, dont le captage fournit Blagny et Linay, et à Haraucourt (35 000 euros HT pour les deux opérations) ».
Moi, comme élu national, je suis très interpellé par le sujet. Je me dis : Est-ce qu'on a un bon système en France ? Parce que, en gros, aujourd'hui, l'intuition que j'ai, c'est qu'on n'a peut-être pas de ceinture de sécurité. C'est-à-dire qu'il faut vérifier la qualité des boues, mais une fois qu'on nous dit qu'elles ont été vérifiées, ça part. Est-ce que le système est bon ? Je me pose la question » confie Jean-Luc Warsmann au micro de Radio 8.
Une mobilisation pour la santé publique
Une mobilisation de Jean-Luc Warsmann en raison de l'urgence de la situation et la nécessité d'une réponse rapide et efficace pour protéger la santé publique. Les habitants des communes concernées attendent avec impatience les résultats des investigations et les mesures qui seront prises pour garantir un accès à une eau potable sûre. En attendant, les municipalités concernées doivent fournir deux litres d'eau potable par jour à chaque habitant. Pour des raisons logistiques, elles ont opté pour un remboursement des achats de bouteilles d'eau.