La gare de Rethel en danger ? Franck Leroy dénonce une « fausse polémique » et défend sa vision du service public ferroviaire

par Candide Blomme

La question de l’avenir de la gare de Rethel continue de diviser élus locaux, citoyens et institutions régionales. Alors que la mobilisation s’intensifie depuis plusieurs semaines, avec un rassemblement de 150 personnes le 22 novembre dernier, le président de la Région Grand Est, Franck Leroy, a tenu à clarifier la position de la collectivité lors de sa visite dans les Ardennes ce 1er décembre. Pour lui, il s’agit d’une « fausse polémique », instrumentalisée à des fins politiques, alors que la Région assure ne vouloir ni fermer la gare ni réduire l’offre ferroviaire.

La gare « n'a jamais été en danger »

Interrogé sur les accusations de fermeture déguisée, Franck Leroy a catégoriquement rejeté cette idée : « Ce n’est pas parce qu’on ferme un guichet qu’on ferme une gare, et encore moins qu’on supprime des trains. » Selon lui, la fréquentation des guichets physiques ne reflète plus les habitudes des voyageurs, avec 89 % des billets désormais vendus en ligne.

Franck Leroy, Président de la Région Grand Est, au micro de Radio 8

Pour le Président régional, la décision de fermer le guichet s’inscrit dans une logique d’adaptation aux nouvelles pratiques : « Les modes de consommation évoluent. Nous devons optimiser les dépenses publiques sans sacrifier le service ». Il précise que les billets continueront d’être distribués, notamment à la poste, située à 500 mètres de la gare, et que l’offre ferroviaire reste une priorité.

Une augmentation de l'activité ferroviaire

Franck Leroy a tenu à rappeler que la gare de Rethel n’a jamais été aussi dynamique : « Il y a 12 % de trains en plus depuis quelques années. Notre volonté est de développer l’activité ferroviaire, pas de la réduire ». Il dénonce ainsi les accusations du maire de Rethel, Joseph Afribo, qu’il qualifie d’« irresponsables ».

Le Président de Région Franck Leroy, dénonce une manipulation de l'opinion publique

La balle dans le camps des acteurs locaux et régionaux

Alors que les manifestants promettaient le 22 novembre dernier de poursuivre la mobilisation, la Région maintient sa position : pas de fermeture de gare, mais une adaptation des services. Reste à savoir si un compromis pourra être trouvé pour apaiser les tensions et garantir un service public satisfaisant pour tous.

Une chose est sûre : à Rethel, la gare reste un symbole, bien au-delà de sa fonction ferroviaire. Elle incarne la vitalité d’un territoire rural qui refuse de voir ses services publics s’effriter. La bataille, elle, ne fait que commencer.